Rapport exemple
Analyse de 2 847 messages · 14 mars 2026 28 juin 2026

Le rapport de Léa & Thomas

Généré le 5 juillet 2026 · Conversation supprimée après analyse ✓

74Indice Cœur Net

Un couple qui communique beaucoup et avec affection, mais dont les désaccords suivent un schéma répétitif que ce rapport va vous aider à casser.

coeurnet.app

01

L'essentiel en 30 secondes

Ce que votre conversation raconte, en trois forces et trois points de vigilance. Le reste du rapport détaille chacun d'eux.

✓ Vos 3 forces

  • Un volume d'échanges élevé et affectueux au quotidien
  • Des reproches factuels, jamais des attaques sur la personne
  • Zéro mépris détecté — le socle du couple est sain

! Vos 3 points de vigilance

  • La défensive présente dans 1 désaccord sur 3, surtout en soirée
  • Le décalage entre vos deux langages de l'amour dominants
  • Le cycle poursuite–retrait qui s'auto-alimente
02

Votre façon de vous parler

Avant d'interpréter, on observe : le rythme, l'équilibre et les rituels de vos échanges, mesurés sur l'ensemble de la conversation.

27
messages par jour
58 %
des messages écrits par Léa
21h
votre heure de pointe
8 / 23 min
réponse médiane Léa / Thomas

Un fil qui ne s'éteint jamais

Vous échangez en moyenne 27 messages par jour, sans une seule journée de silence complet sur la période. C'est un volume élevé, signe d'un couple qui se raconte son quotidien — la matière première de la complicité.

Léa relance, Thomas répond

Après un long silence, c'est Léa qui reprend contact 3 fois sur 4. Ce n'est ni un défaut ni une preuve d'amour supérieure : c'est un rôle qui s'est installé. Le nommer permet de le rééquilibrer en douceur.

Vos retrouvailles de 21h

Votre heure de pointe est 21h : le débrief du soir est votre vrai rituel de couple. Les messages y sont plus longs, plus tendres, plus drôles aussi. Protégez ce créneau, il vaut de l'or.

Deux styles qui se complètent

Léa pose deux fois plus de questions et met des emojis dans un message sur trois ; Thomas écrit plus court et plus factuel. Deux dialectes différents du même attachement.

03

Comment Léa et Thomas disent « je t'aime »

Les 5 langages de l'amour — d'après Gary Chapman

Chacun exprime l'affection à sa façon dans ses messages — et attend souvent autre chose en retour. Ce décalage est la source n°1 des frustrations silencieuses.

Léa

  • Ça se voit quand Léa envoie un « t'as géré aujourd'hui, je suis fière de toi » sans occasion particulière.
  • Ça se voit quand Léa relit un compliment reçu et y répond par trois cœurs — les mots la nourrissent.

Thomas

  • Ça se voit quand Thomas écrit « j'ai récupéré ton colis » ou « je passe te chercher » — ses actes sont ses déclarations.
  • Ça se voit quand Thomas répare la lampe de chevet sans qu'on le lui demande, puis l'annonce en un mot.
💡 Le décalage clé : Léa dit son amour avec des mots et en attend en retour ; Thomas le prouve par des actes (« j'ai récupéré ton colis », « je passe te chercher »). Résultat : chacun donne beaucoup… dans une langue que l'autre entend mal. Vos gestes de la semaine (section 7) corrigent exactement ça.
Pour creuser · la méthode

D'où ça vient ? Les 5 langages de l'amour

En 1992, après vingt ans passés à accompagner des couples, le conseiller conjugal américain Gary Chapman publie The 5 Love Languages, devenu l'un des livres sur le couple les plus lus au monde. Son constat : nous n'exprimons pas l'amour de la même façon — et nous avons le réflexe de donner l'amour dans notre langue, pas dans celle de l'autre. Les 5 langages :

  • Paroles valorisantescompliments, encouragements, « je pense à toi », mots doux — l'amour qui se dit.
  • Moments de qualitédu temps vraiment ensemble, une attention pleine — l'amour qui se vit.
  • Petites attentionscadeaux et surprises, où la pensée compte plus que le prix — l'amour qui se prouve par des signes.
  • Services rendusagir pour l'autre : récupérer un colis, préparer le café, gérer le rendez-vous — l'amour qui se rend utile.
  • Contact physiquecâlins, main tenue ; à l'écrit, ça se lit dans les « je te serre fort » et les emojis tendres.

Beaucoup de frustrations de couple viennent d'un simple décalage : chacun donne dans sa langue dominante et attend dans la sienne. La bonne nouvelle : une langue, ça s'apprend — et il suffit souvent de quelques mots dans la langue de l'autre pour qu'il se sente enfin aimé « comme il faut ».

04

Les 4 réflexes qui abîment un couple

Les « 4 cavaliers » — d'après 40 ans de recherches du Gottman Institute

Critiquer, mépriser, se défendre, se taire : 4 réflexes qui prédisent la dégradation d'un couple quand ils s'installent. Voici leur fréquence réelle dans vos 43 désaccords détectés.

4 %rare

La critique

Vos reproches restent le plus souvent factuels (« tu as oublié de… ») plutôt que globaux (« tu es toujours… »). C'est une vraie force.

0 %absent

Le mépris

Aucun sarcasme dévalorisant ni moquerie hostile détectés. C'est le cavalier le plus destructeur — et il est absent chez vous. 👏

31 %fréquent

La défensive

Dans 1 désaccord sur 3, la première réaction est de se justifier ou renvoyer la faute au lieu d'accueillir le message.

« Ok mais si tu m'avais prévenu avant aussi… » — schéma détecté 13 fois, surtout en soirée (après 21h).
AntidoteAssumer sa part, même 10 % (« Tu as raison sur le timing, j'aurais dû te prévenir »).
12 %ponctuel

La dérobade (stonewalling)

Thomas cesse de répondre en moyenne 2h40 après un échange tendu. Ce silence est probablement une régulation émotionnelle — mais Léa le lit comme un abandon.

AntidoteAnnoncer la pause au lieu de la subir (« J'ai besoin de 30 min, je reviens vers toi ce soir »).
Pour creuser · la méthode

D'où ça vient ? Les « 4 cavaliers »

Depuis les années 1970, le psychologue John Gottman a observé des milliers de couples dans son laboratoire de Seattle, le « Love Lab » — jusqu'à filmer leurs conversations et mesurer leur rythme cardiaque pendant les disputes. Son équipe a identifié 4 réflexes de communication dont la présence répétée annonce la séparation avec une fiabilité de plus de 90 %. Il les a surnommés les « 4 cavaliers de l'apocalypse » :

  • La critiqueattaquer la personne plutôt que le comportement : « tu es toujours… » au lieu de « tu as oublié… ».
  • Le méprissarcasme, moquerie, regard de haut. C'est le plus destructeur des quatre — le meilleur prédicteur de rupture connu.
  • La défensivese justifier ou renvoyer la faute au lieu d'entendre le reproche : « oui mais toi… ».
  • La dérobadese fermer, ne plus répondre, quitter la conversation — le mur de silence (stonewalling).

Le message d'espoir de ces recherches : chaque cavalier a un antidote précis, et les couples qui les pratiquent inversent la tendance. C'est exactement ce que mesurent les fréquences ci-dessus — et ce que travaillent vos gestes de la semaine.

05

Pourquoi vous vous disputez toujours pareil

Déclencheurs, escalade, réparation — votre schéma décodé

Comment vos désaccords naissent, montent — et surtout comment vous les réparez. C'est souvent la section la plus utile du rapport.

Votre dispute typeVos disputes suivent presque toujours le même chemin : un imprévu logistique (un retard, un oubli, un plan changé) déclenche un reproche factuel de Léa. Thomas se justifie plutôt que d'accueillir (« Ok mais si tu m'avais prévenu... »), Léa insiste, et Thomas finit par se mettre en retrait. Le silence qui suit dure en moyenne 2h40 — et c'est lui, plus que le désaccord initial, qui fait mal à Léa.

Vos déclencheurs

Vos tensions naissent à 80 % de la logistique du quotidien (retards, plans qui changent, messages restés sans réponse), presque jamais de sujets de fond. Elles éclatent surtout en soirée, après 21h, quand la fatigue s'en mêle.

Comment vous réparez

Bonne nouvelle : vous savez réparer. Dans la quasi-totalité des cas, l'un de vous revient dans les 24h — Thomas par un geste concret (chocolats, colis récupéré, lampe réparée), Léa par des mots (« Pardon pour tout à l'heure »). Aucune dispute observée n'est restée sans réconciliation.

Le levier n°1Votre levier n°1 : annoncer la pause au lieu de la subir. Un simple « j'ai besoin de 30 minutes, je reviens » transforme le silence qui blesse en respiration qui apaise.

Les tournures qui enveniment

  • « Ok mais si tu m'avais prévenu avant aussi… » — la contre-attaque qui relance la boucle.
  • « Tu réponds jamais quand c'est important » — le « jamais » transforme un fait en procès.

Celles qui apaisent, dans votre style

  • « Tu as raison sur le timing, j'aurais dû te prévenir. On en reparle ce soir ? »
  • « Je suis saturé·e, j'ai besoin de 30 minutes et je reviens vers toi, promis. »
06

Qui s'accroche, qui s'éloigne

Vos styles d'attachement — d'après Bowlby, Ainsworth & Levine

Ce que vous faites quand l'autre ne répond pas, se braque ou prend de la distance n'est pas un hasard : c'est votre style d'attachement, construit tôt dans la vie.

Léa
Tendance anxieuse

Relances rapprochées quand la réponse tarde (+3 messages en moyenne après 45 min de silence), besoin de réassurance verbale, hypersensibilité aux « vu » sans réponse.

Ce dont Léa a besoinSavoir quand la réponse viendra : un simple « je te réponds ce soir » suffit à faire retomber l'angoisse du silence.
Thomas
Tendance évitante légère

Prend de la distance sous tension, préfère « régler ça de vive voix », exprime peu ses émotions par écrit mais compense par des actes concrets.

Ce dont Thomas a besoinDu temps pour digérer sans être relancé·e : une pause annoncée et respectée le ramène plus vite que dix messages.
Votre dynamique
Le cycle poursuite–retrait

Classique et très bien documenté : plus Léa relance, plus Thomas se retire ; plus Thomas se retire, plus Léa relance. Personne n'a tort — c'est le cycle qu'il faut traiter, pas la personne. La bonne nouvelle : c'est l'un des schémas qui répond le mieux aux micro-changements.

Pour creuser · la méthode

D'où ça vient ? La théorie de l'attachement

Dans les années 1950-70, le psychiatre John Bowlby puis la psychologue Mary Ainsworth démontrent que le lien construit avec nos premières figures d'affection façonne notre manière d'aimer à l'âge adulte. Le psychiatre Amir Levine (Attached, 2010) l'a popularisée pour les couples. On distingue 4 styles :

  • Sécureenviron une personne sur deux : à l'aise avec l'intimité comme avec l'autonomie de l'autre.
  • Anxieuxbesoin de réassurance, hypersensibilité au silence, au délai de réponse, au « vu » sans réponse.
  • Évitantbesoin d'espace sous tension, émotions gardées pour soi, préférence pour « régler ça plus tard ».
  • Désorganiséalternance des deux précédents, plus rare, souvent liée à un vécu compliqué.

Aucun style n'est une case définitive : c'est une tendance, qui évolue — surtout quand on la connaît. Le duo anxieux-évitant produit le fameux cycle poursuite-retrait : plus l'un relance, plus l'autre s'éloigne, et chacun confirme la peur de l'autre sans le vouloir. Le nommer, c'est déjà commencer à en sortir.

07

Vos 5 gestes pour cette semaine

Concrets, calibrés sur vos langages et votre dynamique. Un par jour ouvré. 🙂

08

Et maintenant ?

Relisez ce rapport à deux si vous le pouvez. Il a été écrit pour ça : pas pour désigner un coupable, mais pour mettre des mots sur des schémas que vous vivez de l'intérieur. Les couples qui en tirent le plus le lisent ensemble, une section par soir.

Commencez petit. Les 5 gestes de la section 07 valent mieux que dix résolutions : un seul geste tenu une semaine change déjà la température d'un fil de discussion.

Comment ce rapport a été fabriqué. Votre fichier a été lu et anonymisé sur votre appareil (les prénoms n'ont jamais quitté votre téléphone dans le corps des messages). Une IA a ensuite appliqué les trois méthodes présentées dans ce rapport, croisées avec des mesures objectives (volumes, temps de réponse, horaires), avant de tout supprimer. Aucun humain n'a lu vos messages ; il n'en reste que ce document.

Ce rapport a ses limites. Il analyse des messages écrits — pas vos regards, vos soirées, votre histoire. Il s'appuie sur des cadres reconnus (Chapman, Gottman, théorie de l'attachement) mais il ne remplace ni une thérapie de couple ni un avis médical. Si vous sentez que votre situation le demande, un·e thérapeute de couple est le bon relais.

Si vous vivez de la violence, physique ou psychologique : Violences Femmes Info au 3919 (gratuit, anonyme, 24h/24). En urgence : 17.

+

Vos guides personnalisés

Inclus dans le Pack Complet — générés à partir de votre analyse

Guide

Comprendre l'autre

Le mode d'emploi de chacun, pour l'autre

Vous n'aimez pas dans la même langue — et c'est là que tout se joue. Voici, pour chacun, ce qui atteint vraiment l'autre.

Le mode d'emploi de Léa, pour Thomas

Léa se sent aimée avant tout par des moments de qualité : votre attention pleine, sans écran, vaut plus que n'importe quel cadeau. Ce qui la ferme : se sentir reléguée après le travail ou les amis. Trois phrases qui l'atteignent : « Ce soir, juste nous deux, sans téléphone. » ; « Raconte-moi ta journée, pour de vrai. » ; « J'ai pensé à toi à 15h, tiens. » Quand elle se braque, elle a besoin qu'on reste, pas qu'on argumente.

Le mode d'emploi de Thomas, pour Léa

Thomas reçoit l'amour surtout par les paroles valorisantes : un mot qui reconnaît ses efforts le porte des jours. Ce qui le/la ferme : le sentiment de n'être jamais « assez ». Trois phrases qui l'atteignent : « J'ai vu tout ce que tu as géré, merci. » ; « Je suis fier·e de nous. » ; « Tu comptes, même quand je suis débordé·e. » En cas de tension, laissez-lui un court temps de retrait avant de reparler.

Combler le décalage, au quotidien

Le piège : chacun offre à l'autre ce que lui-même aimerait recevoir. Léa multiplie les moments partagés en espérant des mots en retour ; Thomas envoie des messages tendres en espérant du temps. Une règle simple : une fois par jour, offrez à l'autre dans SA langue, pas dans la vôtre. Un mot pour Thomas, un vrai moment pour Léa.

Vous n'avez pas à devenir quelqu'un d'autre — juste à traduire, un geste à la fois.

Guide

Kit anti-dispute

Désamorcer avant l'escalade, dans votre style

Vos disputes suivent presque toujours le même chemin. Le bon endroit pour agir, c'est juste avant l'escalade.

Votre dispute type, décodée

Un imprévu logistique déclenche un reproche. Thomas se justifie, Léa insiste, le ton monte, puis l'un des deux se tait et la soirée se plombe. Le vrai sujet n'est presque jamais la logistique : c'est « est-ce que tu me prends au sérieux ? ».

Le cavalier à surveiller : la défensive

Chez vous, le réflexe n°1 est de se défendre au lieu d'accueillir. Son antidote : reconnaître 5 % de ce que dit l'autre avant de répondre. « Tu as raison sur ce point… » désamorce plus vite que dix explications.

Vos scripts de désescalade

À garder sous la main quand ça monte : « Là je sens que ça chauffe, on reprend dans 10 minutes ? » ; « Ce que tu viens de dire m'a touché, on peut en parler ? » ; « Je ne veux pas gagner, je veux qu'on se comprenne. » Ces phrases vont droit au but, dans votre style direct.

Votre rituel de réparation

Vous vous réconciliez vite, souvent par l'humour. Capitalisez dessus : un mot léger + un vrai « je suis désolé·e pour la forme » clôt mieux qu'un long débriefing. Réparez le lien d'abord, le sujet ensuite.

Une dispute bien réparée soude plus qu'une dispute évitée.

Guide

Votre plan 30 jours

Un petit geste par jour pour changer la température

Pas de grande résolution : 30 micro-gestes, un par jour, calibrés sur vous deux. Tenez-en la moitié et votre fil de discussion aura déjà changé.

Semaine 1 — Rassurer

On sécurise le lien avant tout. Un mot de reconnaissance chaque matin pour Thomas ; un vrai moment sans écran chaque soir pour Léa ; un jour, la phrase « on est dans la même équipe ».

Semaine 2 — Nourrir

On offre dans la langue de l'autre. Léa envoie un message valorisant précis ; Thomas propose une activité à deux. Un jour, chacun dit une chose qu'il admire chez l'autre.

Semaine 3 — Oser

On aborde un sujet évité, à froid, avec un script de désescalade. Un jour, on rejoue une vieille dispute « en mode réparation ». Un jour, on se remercie pour un effort passé inaperçu.

Semaine 4 — Ancrer

On transforme l'essai en habitude : choisissez ensemble un rituel hebdomadaire (le créneau du soir, le message du midi) et engagez-vous dessus pour de bon.

Trente jours ne réparent pas tout — mais ils prouvent que ça bouge.